پایان نامه با موضوع اشتباه و اهمیت

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Gide aurait pu mettre le verset principal comme il l’a fait dans le Livre sixième pour le texte allemand : il met la phrase originale de Goethe, Zum sehen geboren, Zum schauen bestellt. Gœthe (Faust, II) (Gide, 1897: 90). Ou encore dans le Livre septième, il met la phrase citée par Virgile telle qu’elle est : Quid tum si fuscus Amyntas (Ibid.: 108). Alors qu’il a préféré de traduire le verset coranique et transmettre aux lecteurs selon sa propre réception. Mais Honarmandi n’attaque pas l’horizon d’attente des Iraniens qui sont plus religieux à ce moment et qui n’accepteraient aucune interprétation hétérodoxe du Coran. 
4.2. L’analyse des proses et la réception du traducteur
Les phrases écrites par Gide sont plus ou moins courtes et simples, alors qu’elles ont un rythme bien déterminé. Dans cette partie, on va évoquer quelques phrases, choisies au hasard, et puis leur traduction afin d’analyser la traduction de Hassan Honarmandi :
1)
Ne te méprends pas, Nathanaël, au titre brutal qu’il m’a plu de donner à ce livre ; j’eusse pu l’appeler Ménalque, mais Ménalque n’a jamais, non plus que toi-même, existé. Le seul nom d’homme est le mien propre, dont ce livre eût pu se couvrir; mais alors comment eussé-je osé le signer? (Gide, 1897: 7)
ناتانائل مبادا نام ناهمواری که پسندیده ام تا بر این کتاب بگذارم ترا در اشتباه اندازد. من می توانستم آنرا منالک بنامم اما منالک نیز، چون تو، هرگز وجود نداشته است. تنها نام آدمی که این کتاب می توانست بر خود بپذیرد نام خود من بود اما آنگاه چگونه یارای آن می داشتم که خود را نویسنده اش بشمارم (Gide, André; traduit par Hassan Honarmandi, 1971: 70).
L’analyse :
Honarmandi traduit correctement le temps verbal de la phrase ; quant au mot «brutal», il choisit en persan «ناهموار » ; «brutal» signifie, selon Le Grand Robert :
Qui tient de la brute. Animal, bestial, grossier. Des instincts, des appétits brutaux. Une passion brutale.
Mais ce que le traducteur choisit en persan signifie ce qui est «sans rythme» ; il ne donne pas le sens exact utilisé par écrivain.
La deuxième phrase comporte un verbe au plus-que-parfait du subjonctif qui s’emploie pour exprimer «une action incertaine, supposée réalisée au moment où le locuteur s’exprimait. Le plus-que-parfait du subjonctif est surtout employé en littérature.» (http://la-conjugaison.nouvelobs.com/regles/conjugaison/plus-que-parfait-du-subjonctif-53.php). Ce temps du verbe n’existe pas en persan : le traducteur choisit alors un temps qui pourrait correspondre à l’imparfait en français «می توانستم» qui transmet le sens de la phrase correctement. Même la ponctuation est selon les règles persanes. Il amène l’auteur vers le lecteur.
2)
Chaque créature indique Dieu, aucune ne le révèle. Dès que notre regard s’arrête à elle, chaque créature nous détourne de Dieu (Gide, 1897: 9).
هر آفریده، نشانی از آفریدگار دارد اما هیچیک راز او را باز نمی نمایاند.
همینکه نگاه ما بر آفریده ای درنگ کند، این توجه ما را از آفریدگار باز میدارد (Gide, André; traduit par Hassan Honarmandi, 1971: 73).
L’analyse :
Dans la première phrase, ainsi que la deuxième, on constate que pour bien transmettre le vouloir-dire de l’auteur, le traducteur ajoute des mots qui sont cachés dans les mots français : «نشانی دارد » pour «indique», «راز او » pour étendre le sens de «révèle» et «توجه ما را باز میدارد » seulement pour un verbe «détourne». En effet, le traducteur essaie de transmettre au lecteur persan ce que reçoit le lecteur français en lisant le texte et il est donc fidèle au sens ; il ne traduit pas mot à mot et il explicite le sens.
3)
Que l’importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée (Gide, 1897: 10).
باید که اهمیت در نگاه تو باشد نه در آنچه می نگری (Gide, André; traduit par Hassan Honarmandi, 1971: 75).
L’analyse :
La structure utilisée en français, soit que + nom, n’existe pas en persan ; ce qui y existe, c’est une structure correspondant de il faut que en français. C’est pourquoi le traducteur utilise «باید که » et il transmet bien le vouloir-dire de l’auteur. En plus, l’auteur français utilise une structure passive quand il parle de la chose qui est regardée, tandis que la langue persane préfère les phrases actives (Vahidian Kamkar, 2005: 45-46) : (در آنچه می نگری ) ; alors, le traducteur rationalise la phrase selon la préférence de la grammaire persane (Ibid.: 108) où on assiste aussi à une modulation.